03 septembre 2007
L'UNIVERSITE D'ETE DU MEDEF
Notre Entreprise était présente à l’Université d’été du Medef dont le thème s’intitulait « Jouer le Jeu ». Plusieurs enseignements importants sont à tirer de cette manifestation dont le succès et la fréquentation ont été impressionnants.
Tout d’abord le Medef, sous la houlette de Laurence Parisot, a fait valoir le caractère multidimensionnel de l’évolution des entreprises dans le monde contemporain. A cet égard, cette Université d’été a mis en lumière combien la réussite économique et financière d’une entreprise dépendait de sa capacité à intégrer des réalités aussi diverses que les mouvements démographiques, les révolutions scientifiques, les contraintes écologiques, les forces géopolitiques, les différences culturelles, les nouvelles technologies, ainsi que de nombreux autres facteurs environnementaux. Ces multiples dimensions étaient incarnées par des personnalités de premier plan comme, par exemple, Alpha Omar Konaré, président de le Commission de l’Union Africaine ; Jean Philippe Courtois, président de Microsoft International ; Monique Canto-Sperber, directrice de l’Ecole Normale Supérieure…
La deuxième caractéristique de cette manifestation, hors du commun, est d’avoir suscité et encouragé les débats contradictoires pour montrer la nécessité de confronter des points de vue dès lors qu’il s’agit d’appréhender la complexité du monde de l’entreprise. Ainsi l’atelier sur la « chine joue-t-elle le jeu » vit s’exprimer des conceptions et des manières d’œuvrer dans ce pays, pour le moins opposées. De même les ateliers sur le fair-play des entreprises, le rôle des monnaies, les règles de la concurrence, mais aussi ceux sur les frontières du vivant et les finalités de la conquête de l’espace, donnèrent lieu à des échanges de vue vifs et fructueux.
La première vertu de ces débats fut d’attester du caractère dérisoire de toute vision unilatérale pour appréhender les problèmes du monde, la seconde fut de démontrer, s’il en était besoin, l’extraordinaire dynamique de la connaissance qui traverse toutes les préoccupations et tous les défis des entreprises. Dans cette optique Demos témoignait, par sa présence, de l’importance de l’apprentissage et de l’économie du savoir pour le devenir des entreprises.
Enfin, devant un public aussi nombreux qu’attentif, l’Université du Medef a mis en valeur l’importance des engagements politiques pour créer des logiques et des dynamiques d’entreprises dans des cadres de références et des espaces de régulation connus, explicités, actualisés. Les interventions du président de la Commission européenne et du président de la République Française allèrent tout à fait dans ce sens et suscitèrent enthousiasme et adhésion autour de leurs propositions.
Parce que l’Université du Medef 2007 fut un événement mobilisateur, soucieux de la diversité des points de vue, et de l’importance majeure du savoir pour le devenir des entreprises, je ne peux que me réjouir de la présence de Demos à une telle manifestation.
Tout d’abord le Medef, sous la houlette de Laurence Parisot, a fait valoir le caractère multidimensionnel de l’évolution des entreprises dans le monde contemporain. A cet égard, cette Université d’été a mis en lumière combien la réussite économique et financière d’une entreprise dépendait de sa capacité à intégrer des réalités aussi diverses que les mouvements démographiques, les révolutions scientifiques, les contraintes écologiques, les forces géopolitiques, les différences culturelles, les nouvelles technologies, ainsi que de nombreux autres facteurs environnementaux. Ces multiples dimensions étaient incarnées par des personnalités de premier plan comme, par exemple, Alpha Omar Konaré, président de le Commission de l’Union Africaine ; Jean Philippe Courtois, président de Microsoft International ; Monique Canto-Sperber, directrice de l’Ecole Normale Supérieure…
La deuxième caractéristique de cette manifestation, hors du commun, est d’avoir suscité et encouragé les débats contradictoires pour montrer la nécessité de confronter des points de vue dès lors qu’il s’agit d’appréhender la complexité du monde de l’entreprise. Ainsi l’atelier sur la « chine joue-t-elle le jeu » vit s’exprimer des conceptions et des manières d’œuvrer dans ce pays, pour le moins opposées. De même les ateliers sur le fair-play des entreprises, le rôle des monnaies, les règles de la concurrence, mais aussi ceux sur les frontières du vivant et les finalités de la conquête de l’espace, donnèrent lieu à des échanges de vue vifs et fructueux.
La première vertu de ces débats fut d’attester du caractère dérisoire de toute vision unilatérale pour appréhender les problèmes du monde, la seconde fut de démontrer, s’il en était besoin, l’extraordinaire dynamique de la connaissance qui traverse toutes les préoccupations et tous les défis des entreprises. Dans cette optique Demos témoignait, par sa présence, de l’importance de l’apprentissage et de l’économie du savoir pour le devenir des entreprises.
Enfin, devant un public aussi nombreux qu’attentif, l’Université du Medef a mis en valeur l’importance des engagements politiques pour créer des logiques et des dynamiques d’entreprises dans des cadres de références et des espaces de régulation connus, explicités, actualisés. Les interventions du président de la Commission européenne et du président de la République Française allèrent tout à fait dans ce sens et suscitèrent enthousiasme et adhésion autour de leurs propositions.
Parce que l’Université du Medef 2007 fut un événement mobilisateur, soucieux de la diversité des points de vue, et de l’importance majeure du savoir pour le devenir des entreprises, je ne peux que me réjouir de la présence de Demos à une telle manifestation.
Libellés : changement, chine, croissance, demos, entrepreneur
13 août 2007
Trois compétences fondamentales pour un entrepreneur
Comme je l’ai indiqué dans mon précédent Blog, je me propose d’expliciter les trois compétences fondamentales pour un entrepreneur ; compétences que j’ai exposées lors de mon intervention au troisième congrès national du Centre des Jeunes Dirigeants du Maroc.
« Exister dans la totale acceptation de son corps et de son esprit » est la première compétence que j’ai évoquée ; sa formulation peut sembler abstraite, voire philosophique, pourtant elle désigne la réalité la plus concrète qui soit. En effet entreprendre consiste, avant toute chose, à ressentir le développement de sa société dans son propre corps. Cela signifie que le dualisme Cartésien qui sépare le corps et l’esprit dans l’action, et met en avant la toute puissance de la raison calculatrice et objective, ne saurait rendre compte de l’activité fondamentale de l’entrepreneur. Ce dernier éprouve, au sens physique du terme, la destinée de son entreprise. Je sais gré aux professeurs de l’EM Lyon, Pancho Numes et Eric FAY d’avoir mis en avant cette idée dans un article des Echos du 21 juin dernier
.
Cette mobilisation de l’être tout entier dans l’action avait été pressentie, il y a déjà de longues années, par le philosophe Edmund Husserl, fondateur de la Phénoménologie, au sens moderne du terme. Sans entrer dans le labyrinthe d’une théorie fort complexe, nous pouvons mentionner une donnée essentielle de la Phénoménologie pour notre propos. La relation avec autrui, décisive pour la création et le développement d’une entreprise, se fonde sur l’empathie avec les actions d’autrui. Quand nous voyons quelqu’un agir nous ne nous comportons pas comme de simples témoins visuels et intellectuels d’un corps étranger qui se meut. En fait nous voyons quelqu’un structurer ou transformer son monde parce que nous sommes, nous-mêmes, capables de structurer et de transformer notre monde par des actes.
Husserl avait donc compris qu’une organisation rationnelle, fondée sur la séparation du corps et de l’esprit « fait abstraction des sujets en tant que personnes porteuses d’une vie personnelle, abstraction de tout ce qui appartient à l’esprit, abstraction de toutes les propriétés culturelles qui échoient aux choses de la pratique humaine ».
Diriger c’est percevoir avec notre intelligence mais aussi avec notre sensibilité et nos émotions Les entreprises sont d’abord des aventures humaines Il n’y a pas d’existence, de vision, et de leadership sans perception sensible et contextualité de la réalité. Merleau Ponty le résume à sa manière : « c’est par mon corps que je comprends autrui, comme c’est par mon corps que je perçois les choses ».
J’ai insisté sur cette première compétence en constatant l’enthousiasme et l’esprit d’initiative des jeunes Marocains, bouillonnants d’énergie, mais parfois rebelles à la formation scolaire au sens strict.
Si ma deuxième compétence essentielle apparaît plus classique, elle n’en n’est pas moins de plus en plus difficile à développer.
En effet « posséder une vision stratégique de l’évolution du triplet marché, produit, technologie » relève de la gageure tant la complexité des environnements place nécessairement le stratège dans une perception et une rationalité très limitées par rapport au devenir de son entreprise.
Pour mieux appréhender la difficulté je me contenterai de rappeler quelques réalités connues et observables.
1. La pression de plus en plus forte des marchés financiers atteint la stabilité de secteurs entiers de l’activité économique et conduit à des reconfigurations de la concurrence mais aussi des relations clients-fournisseurs.
2. L’accélération des progrès techniques rend difficile toute prospective sur l’émergence de nouveaux produits et l’obsolescence des anciens.
3. La technologie est devenue un monde si vaste que nul stratège ne peut en concevoir toutes les évolutions à moyen terme et les effets sur les produits-services.
Néanmoins, malgré les limites évoquées, je persiste à penser que la construction d’une vision stratégique, même restreinte, du marché, des produits et des technologies d’une entreprise, doit demeurer une préoccupation constante pout tout dirigeant. Cette préoccupation exige une réelle compétence car elle fait appel à des facultés d’observation, d’anticipation et à la mobilisation d’une intelligence économique dont l’entrepreneur est le promoteur.
Quant à ma troisième compétence « mobiliser les ressources de l’entreprise par son leadership et la qualité des process mis en œuvre » elle se situe à mi-chemin entre le don inexplicable et l’apprentissage contrôlé. Que dire du leadership ? Sinon qu’il ne s’apprend pas mais s’améliore. En revanche la pertinence et la rigueur des process, construits par une entreprise, témoignent de la qualité des relations entre les hommes et de l’intensité de leur engagement.
Les jeunes dirigeants marocains qui organisaient ce forum ont réagi avec intérêt et pertinence à l’évocation de ces trois compétences essentielles, et, d’une façon plus générale, à mes propos. C’est en symbiose avec eux que j’ai pu développer ma conférence.
L’intelligence était dans ce congrès la complice de l’enthousiasme, de la bonne humeur et de la vie. C’est une belle leçon donnée par ce pays que d’avoir su mobiliser sa jeunesse dans l’aventure de la création d’entreprise et d’entrainer ainsi, dans une chaine vertueuse, d’autres jeunes afin de créer de la richesse.
C’est aussi une belle illustration du concept d’entreprise apprenante .Le savoir opérationnel s’assimile, se construit et s’enrichit aussi en situation de travail .Ce sont les vertus de la pédagogie par alternance qui permettent dans beaucoup de pays et principalement en France d’intégrer dans le tissu économique des milliers de jeunes sans qualifications. C’est une des externalités de notre métier dont nous pouvons être fiers.
« Exister dans la totale acceptation de son corps et de son esprit » est la première compétence que j’ai évoquée ; sa formulation peut sembler abstraite, voire philosophique, pourtant elle désigne la réalité la plus concrète qui soit. En effet entreprendre consiste, avant toute chose, à ressentir le développement de sa société dans son propre corps. Cela signifie que le dualisme Cartésien qui sépare le corps et l’esprit dans l’action, et met en avant la toute puissance de la raison calculatrice et objective, ne saurait rendre compte de l’activité fondamentale de l’entrepreneur. Ce dernier éprouve, au sens physique du terme, la destinée de son entreprise. Je sais gré aux professeurs de l’EM Lyon, Pancho Numes et Eric FAY d’avoir mis en avant cette idée dans un article des Echos du 21 juin dernier
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Cette mobilisation de l’être tout entier dans l’action avait été pressentie, il y a déjà de longues années, par le philosophe Edmund Husserl, fondateur de la Phénoménologie, au sens moderne du terme. Sans entrer dans le labyrinthe d’une théorie fort complexe, nous pouvons mentionner une donnée essentielle de la Phénoménologie pour notre propos. La relation avec autrui, décisive pour la création et le développement d’une entreprise, se fonde sur l’empathie avec les actions d’autrui. Quand nous voyons quelqu’un agir nous ne nous comportons pas comme de simples témoins visuels et intellectuels d’un corps étranger qui se meut. En fait nous voyons quelqu’un structurer ou transformer son monde parce que nous sommes, nous-mêmes, capables de structurer et de transformer notre monde par des actes.
Husserl avait donc compris qu’une organisation rationnelle, fondée sur la séparation du corps et de l’esprit « fait abstraction des sujets en tant que personnes porteuses d’une vie personnelle, abstraction de tout ce qui appartient à l’esprit, abstraction de toutes les propriétés culturelles qui échoient aux choses de la pratique humaine ».
Diriger c’est percevoir avec notre intelligence mais aussi avec notre sensibilité et nos émotions Les entreprises sont d’abord des aventures humaines Il n’y a pas d’existence, de vision, et de leadership sans perception sensible et contextualité de la réalité. Merleau Ponty le résume à sa manière : « c’est par mon corps que je comprends autrui, comme c’est par mon corps que je perçois les choses ».
J’ai insisté sur cette première compétence en constatant l’enthousiasme et l’esprit d’initiative des jeunes Marocains, bouillonnants d’énergie, mais parfois rebelles à la formation scolaire au sens strict.
Si ma deuxième compétence essentielle apparaît plus classique, elle n’en n’est pas moins de plus en plus difficile à développer.
En effet « posséder une vision stratégique de l’évolution du triplet marché, produit, technologie » relève de la gageure tant la complexité des environnements place nécessairement le stratège dans une perception et une rationalité très limitées par rapport au devenir de son entreprise.
Pour mieux appréhender la difficulté je me contenterai de rappeler quelques réalités connues et observables.
1. La pression de plus en plus forte des marchés financiers atteint la stabilité de secteurs entiers de l’activité économique et conduit à des reconfigurations de la concurrence mais aussi des relations clients-fournisseurs.
2. L’accélération des progrès techniques rend difficile toute prospective sur l’émergence de nouveaux produits et l’obsolescence des anciens.
3. La technologie est devenue un monde si vaste que nul stratège ne peut en concevoir toutes les évolutions à moyen terme et les effets sur les produits-services.
Néanmoins, malgré les limites évoquées, je persiste à penser que la construction d’une vision stratégique, même restreinte, du marché, des produits et des technologies d’une entreprise, doit demeurer une préoccupation constante pout tout dirigeant. Cette préoccupation exige une réelle compétence car elle fait appel à des facultés d’observation, d’anticipation et à la mobilisation d’une intelligence économique dont l’entrepreneur est le promoteur.
Quant à ma troisième compétence « mobiliser les ressources de l’entreprise par son leadership et la qualité des process mis en œuvre » elle se situe à mi-chemin entre le don inexplicable et l’apprentissage contrôlé. Que dire du leadership ? Sinon qu’il ne s’apprend pas mais s’améliore. En revanche la pertinence et la rigueur des process, construits par une entreprise, témoignent de la qualité des relations entre les hommes et de l’intensité de leur engagement.
Les jeunes dirigeants marocains qui organisaient ce forum ont réagi avec intérêt et pertinence à l’évocation de ces trois compétences essentielles, et, d’une façon plus générale, à mes propos. C’est en symbiose avec eux que j’ai pu développer ma conférence.
L’intelligence était dans ce congrès la complice de l’enthousiasme, de la bonne humeur et de la vie. C’est une belle leçon donnée par ce pays que d’avoir su mobiliser sa jeunesse dans l’aventure de la création d’entreprise et d’entrainer ainsi, dans une chaine vertueuse, d’autres jeunes afin de créer de la richesse.
C’est aussi une belle illustration du concept d’entreprise apprenante .Le savoir opérationnel s’assimile, se construit et s’enrichit aussi en situation de travail .Ce sont les vertus de la pédagogie par alternance qui permettent dans beaucoup de pays et principalement en France d’intégrer dans le tissu économique des milliers de jeunes sans qualifications. C’est une des externalités de notre métier dont nous pouvons être fiers.
Libellés : apprendre, entrepreneur, entreprise
03 août 2007
RENCONTRES AU CONGRES NATIONAL DU CENTRE DES JEUNES DIRIGEANTS DU MAROC
Les 22 et 23 juin derniers se tenait le troisième congrès national du Centre des Jeunes Dirigeants du Maroc sur l’art d’entreprendre. Cet événement a connu un très grand succès puisqu’il a rassemblé plus de 1000 participants et mobilisé de nombreuses personnalités dont Monsieur Said Tahiri, Président du CJD Rabat et Directeur du développement de Demos Maroc. Les pouvoirs publics marocains se sont associés à cette manifestation à travers de nombreux partenariats et ont fortement contribué à valoriser la création d’entreprise.
En effet, au Maroc, pays à forte natalité, la création de petites entreprises est un facteur d’intégration sociale, de développement économique et de paix civile…L’entreprise devient alors un lieu privilégié de formation par le travail.
Plusieurs raisons concourent à cet état de fait.
- Tout d’abord, toute motivation professionnelle est liée à des résultats tangibles et observables. Cela signifie que toute ambition et toute espérance, dans le monde de l’entreprise, se trouvent nécessairement associées à la reconnaissance d’une réalité concrète et observable.
- Ensuite, la volonté, voire l’enthousiasme, d’être reconnue socialement se traduit par une activité d’apprentissage qui structure le devenir professionnel.
- Enfin, la diversité des relations et des liens que chaque acteur tisse chaque jour au sein de l’entreprise entretient l’esprit de curiosité et de découverte.
Ainsi le savoir opérationnel porte en lui une capacité, de la part des acteurs de l’entreprise, à produire des richesses visibles et une dynamique observable. C’est pourquoi son assimilation paraît « naturelle » par ceux qui le découvrent et l’utilisent. Il appartient, bien évidemment, aux entrepreneurs, par des actions de soutien, des processus de tutorat, d’encourager et de faciliter cette assimilation. Il convient de les sensibiliser et de les former à cette nécessité et à cette démarche si féconde pour le succès des entreprises.
C’est sur ce sujet que j’intervenais dans ce congrès pour faire part de mes convictions et de mon expérience. A cet égard j’ai voulu faire partager une idée qui me semble essentielle : la formation des dirigeants devient une condition indispensable pour rendre pérennes leurs entreprises et maintenir les emplois actuels et futurs.
Trois compétences se trouvent, à mon avis, au fondement de toute action dirigeante et entrepreneuriale.
1. Exister dans la totale acceptation de son corps et de son esprit.
2. Posséder une vision stratégique de l’évolution du triplet marché, produit, technologie.
3. Mobiliser des ressources par l’excellence du leadership et la qualité des process.
Je me propose dans mon prochain blog de développer la teneur de ces compétences fondamentales.
En effet, au Maroc, pays à forte natalité, la création de petites entreprises est un facteur d’intégration sociale, de développement économique et de paix civile…L’entreprise devient alors un lieu privilégié de formation par le travail.
Plusieurs raisons concourent à cet état de fait.
- Tout d’abord, toute motivation professionnelle est liée à des résultats tangibles et observables. Cela signifie que toute ambition et toute espérance, dans le monde de l’entreprise, se trouvent nécessairement associées à la reconnaissance d’une réalité concrète et observable.
- Ensuite, la volonté, voire l’enthousiasme, d’être reconnue socialement se traduit par une activité d’apprentissage qui structure le devenir professionnel.
- Enfin, la diversité des relations et des liens que chaque acteur tisse chaque jour au sein de l’entreprise entretient l’esprit de curiosité et de découverte.
Ainsi le savoir opérationnel porte en lui une capacité, de la part des acteurs de l’entreprise, à produire des richesses visibles et une dynamique observable. C’est pourquoi son assimilation paraît « naturelle » par ceux qui le découvrent et l’utilisent. Il appartient, bien évidemment, aux entrepreneurs, par des actions de soutien, des processus de tutorat, d’encourager et de faciliter cette assimilation. Il convient de les sensibiliser et de les former à cette nécessité et à cette démarche si féconde pour le succès des entreprises.
C’est sur ce sujet que j’intervenais dans ce congrès pour faire part de mes convictions et de mon expérience. A cet égard j’ai voulu faire partager une idée qui me semble essentielle : la formation des dirigeants devient une condition indispensable pour rendre pérennes leurs entreprises et maintenir les emplois actuels et futurs.
Trois compétences se trouvent, à mon avis, au fondement de toute action dirigeante et entrepreneuriale.
1. Exister dans la totale acceptation de son corps et de son esprit.
2. Posséder une vision stratégique de l’évolution du triplet marché, produit, technologie.
3. Mobiliser des ressources par l’excellence du leadership et la qualité des process.
Je me propose dans mon prochain blog de développer la teneur de ces compétences fondamentales.
Libellés : dirigeant, entrepreneur, formation, maroc, travail

