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L’essor des Universités d’entreprise

27 juin 2011
Comme je l’expliquais dans mon blog précédent, la transmission du savoir se situe dans l’action.
Les universités d’entreprise en sont une belle illustration.
Nous remarquons en effet depuis une dizaine d’années un double mouvement :
- d’une part, les universités institutionnalisent des partenariats avec des entreprises qui financent des chaires ou des travaux de recherche. Ainsi, Areva a lancé en 2009 au sein de ParisTech une chaire d’enseignement et de recherche sur l’énergie nucléaire. Dans un autre domaine, nous pourrions également citer la chaire ESSEC/LVMH qui propose un enseignement et des recherches spécifiques sur le management des marques de luxe.
- d’autre part, depuis les dix dernières années,  de plus en plus d’entreprises créent leur propre université interne pour maîtriser la chaîne de valeur des savoirs, et préparer les compétences clés nécessaires à leur développement dans un environnement où produit, collaborateur et société sont interdépendants.
 
Dans le monde, on compte désormais plus de 4 000 universités d’entreprise, soit 4 fois plus que les 1000 universités  répertoriées dans les classements officiels. En France, elles sont près de 100, soit plus du double des grandes universités traditionnelles…
 
Il s’agit donc d’une véritable révolution qui est apparue progressivement ces dernières années. Annick Renaud Coulon, Présidente du Club Européen des universités d’entreprise, s’explique dans le Nouvel Economiste sur les raisons multiples de cette accélération : «  Est-ce parce que le produit fini de l’école ne convient pas ou plus aux employeurs ? Parce qu’enseignants et patrons divergent sur la vision de l’entreprise et de l’éducation ? Parce que les échelles de temps de la personne et des marchés n’ont aucune commune mesure et les besoins en compétences ont évolué en conséquence ? Ou parce que nous sommes dans une ère de démocratisation des savoirs ? ».
 
Il existerait donc de nombreux facteurs qui poussent les entreprises à se doter d’une structure interne qui puisse être à la fois un lieu d’échange et de discussion.  Au sein de structures hiérarchisées et verticales, l’université d’entreprise procure une nouvelle forme de reconnaissance à ceux qui participent à ses travaux, et apporte un « bol d’air »  de transversalité. Car si elles sont un nouveau vecteur de formation, les universités d’entreprise jouent également d’autres rôles : elles contribuent notamment à diffuser la stratégie et les valeurs du groupe. Philippe Delvaux, Global Learning Vice –Président chez Bio Mérieux, et en charge de leur université, l’explique ainsi : «Nous impliquer dans la formation permet d’être plus compétitif. Le training, le learning, sont des éléments clés pour une entreprise » et cela permet « de fédérer et développer  une même culture d’entreprise ».
 
Elles permettent aussi de créer des communautés de pratique autour des métiers stratégiques pour l’entreprise, elles constituent  un lieu de Knowledge Management souvent essentiel, et jouent enfin un rôle de communication et de vitrine des bonnes pratiques d’un groupe.
 
Si une université interne organise l’acquisition des nouveaux savoirs, elle permet donc également à une entreprise d’assumer ses responsabilités sociétales et environnementales indissociables  de son développement.
 

# Ecrit par Jean Wemaëre @ 17:40        
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