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Création de valeur sociale et compétence durable

2 mars 2011
Michael Porter, le célèbre professeur d’Harvard et père du modèle des cinq forces qui contribuent à maximiser le profit des entreprises, procède à une révolution copernicienne : si 74% de français et 60% d’américains pensent qu’une fois la crise terminée le modèle antérieur perdurera*, Michael Porter et David Kramer, cofondateur de la société de conseil FSG, estiment dans un article publié en janvier dernier dans le Harvard Business Revue, qu’il est temps pour les entreprises de tirer les leçons de la crise et de changer de modèle de gestion pour tenir davantage compte de leurs collaborateurs et de leur environnement.
Il va même jusqu'à remettre en cause son fameux modèle de maximisation de la valeur uniquement pour les actionnaires, et propose de la partager en associant mieux le personnel, la collectivité et l’environnement, contribuant ainsi à créer de la valeur sociale.
 
Il s’agit bien entendu d’intégrer dans la gestion courante de l’entreprise la dimension développement durable qui vise à protéger et sauvegarder nos ressources naturelles quand nous les utilisons, et à réduire notre consommation de CO2 quand nous le pouvons. Mais il s’agit surtout de prendre conscience que la plus importante ressource naturelle de l’entreprise est d’abord l’homme, premier et historique facteur de production au sens des économistes.
C’est sur lui que doivent se porter toutes les attentions, notamment en cette période de changement technologique constant.
 
La compétence du collaborateur devient une ressource rare qu’il faut protéger et renouveler. L’entreprise créée non seulement de la valeur économique par la production de biens et services, mais aussi de la valeur sociale. Elle affiche ainsi sa responsabilité sociétale, source d’image génératrice de clients et d’attractivité pour les jeunes et les talents.
Elle s’inscrit alors dans une triple démarche vertueuse : attirer les jeunes et les former, maintenir les compétences de ses ressources humaines pour les préserver de l’obsolescence et les fidéliser, et enfin remobiliser les seniors pour leur permettre de jouer leur rôle de transmetteur des valeurs, de l’histoire, de la culture et des métiers de l’entreprise.
 
Ainsi, la compétence durable s’affiche comme une composante majeure de la création de valeur sociale d’une entreprise. C’est un changement de paradigme pour beaucoup d’entre elles. Il nous appartient par la formation de les y aider.
 
*D’après une série d’enquêtes effectuée dans le monde par l’Institut de sondage international Edelman auprès de collaborateurs d’entreprises.
 

# Ecrit par Jean Wemaëre @ 09:28        
1  Commentaire  |  Liens vers ce message  |  Mots-clés : Apprentissage organisationnel, Capital humain, Changement, Compétence, Création de valeur, Croissance, Développement durable, Economie, Entreprise, Formation, Management, Motivation, Stratégie

par  ACOFORP du Sunday, 2 Oct 2011 - 09:25
Entièrement d’accord avec vous. Je note cependant que de nombreux DG de bureaux d’études, et même ceux dirigeant des filiales de grands groupes européens, préfèrent renouveler les collaborateurs plutôt que leurs compétences : changements annuels de Directeurs de développement, réaffectations quasi mensuelles des Chefs de projets… Loin de la GPEC qu’ils prônent à leurs clients, ils optent pour une Gestion Aléatoire des Employés et des Consultants. Les mentalités vont devoir changer avant que cela ne devienne une réalité de terrain, du moins là où je suis.

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