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Les Olympiades des métiers

26 octobre 2009
Quelle manifestation plus passionnante, pour promouvoir notre activité, que les Olympiades des métiers qui viennent de s’achever à Calgary au Canada ?
Lancées en 1950 par l’association Worldskills, ces Olympiades mobilisent tous les deux ans, dans 51 pays dont la France, plus de 50 000 jeunes qui cherchent l’excellence professionnelle dans l’exercice de leur métier.
 
Le COFOM (Comité d’Organisation des Olympiades des Métiers) assure la représentation de Worldskills en France. Les branches professionnelles, les centres d’apprentis, les organismes de formation et les régions sont tous très impliqués dans cette compétition mondiale.
 
Pour l’instant, les épreuves concernent 40 métiers, de la maçonnerie au jardinage, en passant par le webdesign et les nouveaux métiers des services. Cette année 6 000 jeunes organisés par équipes nationales ont participé à ces Olympiades.
 
La France a obtenu 7 médailles dont 3 en or et 4 en bronze. L’Espagne et le Royaume-Uni étaient également très impliqués dans cette compétition, puisque la première concourait dans 15 métiers (tels que la carrosserie, la coiffure, le webdesign ou la menuiserie) et que le second, présent pour 24 métiers, a remporté 3 médailles d’or en peinture et décoration, installation électrique et cuisine, et 6 de bronze.
 
Ces Olympiades ont une double vertu. Elles mettent à l’épreuve les processus pédagogiques dans les métiers qui concourent et constituent des lieux de partage et d’apprentissage à toutes les étapes de la sélection.
Elles contribuent par une reconnaissance sociale et professionnelle, de dimension mondiale, à promouvoir le travail et les métiers. Reconnaître un métier et mettre en avant les meilleurs de ceux qui l’exercent, c’est lui donner suffisamment d’éclat pour susciter des vocations.
 
Ainsi pour Armel Le Compagnon, Président de la commission formation à la FFB (Fédération française du bâtiment) cité par Les Echos du 2 octobre 2009 : « l’implication des branches professionnelles rejaillit sur la motivation des jeunes. Quand un jeune salarié arrive en finale, c’est un facteur de motivation en interne, cela valorise l’entreprise à l’extérieur et lui permet d’élargir son marché. Et toute la profession en bénéficie. Nous avons fait un énorme effort pour promouvoir nos métiers, les Olympiades font partie de cet effort.
Aujourd’hui nos CFA sont pleins et nous arrivons à recruter les jeunes dont nous avons besoin ».
 
Ces Olympiades assurent la promotion des savoirs opérationnels au niveau planétaire.
Le Premier Ministre canadien Stephan Harper l’a rappelé dans son discours : « Ces Olympiades sont un moyen de montrer les compétences, les talents et l’ingéniosité nécessaires à nos économies ».
 
Elles ont encore un autre mérite, celui de supprimer la fracture entre travail manuel et intellectuel. Aujourd’hui, et plus encore demain, le travail s’effectue avec sa tête, ses mains et son corps.
 
Tous les métiers de demain qui feront l’objet de nouvelles disciplines, aux Olympiades de Londres en 2011 ou de Leipzig en 2013, en attendant celles de Paris - notamment ceux qui apparaissent dans l’économie verte, les biotechnologies ou les réseaux intelligents -  requerront simultanément des compétences physiques et cérébrales.
 
Voilà de nouveaux challenges, mais laissons à Jérémy Lévêque médaillé d’or en installation électrique le mot de la fin, qui illustre bien notre profession : « Je continue à apprendre, c’est cela qui m’intéresse ».
 

# Ecrit par Jean Wemaëre @ 13:00        
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