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18 juin 2008

 

Le savoir : la richesse pour remplacer le pétrole

Pour les émirats du golfe persique, le savoir est la richesse qui devra, demain, remplacer le pétrole. Ce projet visionnaire est mis en œuvre par l’Etat du QATAR .Son secrétaire général pour la planification du développement vient d’annoncer le 5 mai à DOHA la conversion des pétrodollars en capital humain. Economiste de formation, M Ibrahim Al-Ibrahim ,ancien professeur à Oxford, a présenté un plan sur vingt ans, pour faire basculer l’économie du pays du pétrole vers la connaissance.

L’objectif est triple :
1. Réduire la dépendance du Qatar par rapport au pétrole dont les réserves diminuent inexorablement,
2. Créer des emplois à forte valeur ajoutée pour la population locale tout en assurant leur formation,
3. Attirer des compétences multiples et faire venir des chercheurs du monde entier.

Ce programme, courageux et ambitieux a un double mérite :

- arrêter la fuite des cerveaux car, aujourd’hui, « l’élite » du pays part se former dans les universités américaines, et reste aux Etats-Unis pour y travailler.
- permettre à la population locale d’assumer son destin en créant par elle même sa propre richesse, indépendamment des travailleurs émigrés pakistanais, indiens ou philippins ;

Pour réaliser ce projet l’Etat du QATAR fait émerger des sables, aux environs de DOHA, une Cité de l’Education, aux dimensions grandioses, qui s étendra sur 14000 hectares ; des universités s’installent déjà… américaines bien sur. Quatre d’entre elles ont déjà diplômé leurs premières promotions. Tous leurs investissements sont pris en charge par la QATAR Fondation créée par l’Emir Mozah Bint Nasser Al-Missned. D’autres universités s’apprêtent à venir.

La Cité accueillera en 2011 un centre de recherche médical et un hôpital de 550 lits spécialisé dans les maladies féminines et infantiles. Les pathologies liées au diabète et à l’obésité, fort développées dans la région, seront traitées dans un autre centre ouvert à la recherche en génomique.

Enfin une cité des sciences et des technologies sera installée- le QATAR Science et Technology Park - sur 5 hectares pour accueillir les laboratoires de recherche des grands groupes internationaux. Shell est déjà présent.

Ces ambitions et initiatives créent un pôle de compétitivité où le maillage des ressources universités/entreprises ; recherche et innovation, se réalise dans un processus de création de valeur.

La cité de la connaissance de demain se construit sur le sable du moyen orient qui, dès lors, ne fera plus jaillir du pétrole mais du savoir opérationnel !

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09 juin 2008

 

Former sur les nouvelles technologies pour améliorer la qualité des soins

Le plus grand centre hospitalier et universitaire de Norvège va former un millier de médecins à la technologie de la reconnaissance vocale. L’hôpital d’Ulleval à Oslo est le plus grand d’Europe du nord. Cet établissement emploie 10000 personnes et ses 1200 lits accueillent chaque année 45000 personnes, il sera un des plus gros utilisateurs au monde de cette nouvelle technologie. Le choix s’est porté sur le logiciel SpeechMagic de Phillips, déjà installé dans 8000 sites à travers le monde, estimé très performant en matière de vocabulaire médical, notamment en langue norvégienne. L’investissement en matériel et en formation représentera un budget de 3,25 millions d’euros.

L’objectif premier de cet investissement est de réduire le coût et le temps de réalisation et de diffusion des analyses et des comptes rendus d’examens médicaux. Ce projet est une première dans un hôpital en Europe. Son succès dépend très fortement de la réussite de la formation. Celle ci a même été rendue obligatoire pour les médecins. Une telle mesure constitue un véritable challenge lorsque l’on connaît le sentiment d’indépendance qui anime les membres de cette profession. Chaque semaine quarante d’entre eux seront formés à la pratique de ce logiciel qui réclame au moins six à sept heures de texte dicté pour pouvoir effectuer, dans 97% des cas, la reconnaissance du sens des mots et leur transformation en signal numérique puis en écriture.

Les gains et bénéfices attendus de cette opération sont les suivants.

- réduction des coûts de fonctionnement ;
- enrichissement des bases de données des systèmes experts grâce au suivi et à l’enregistrement systématique des diagnostiques, des traitements et des résultats ;
-
sécurité accrue pour les protocoles de soins ;
-
mémoire centralisée de tous les dossiers des patients ;
-
réduction notable de la consommation de papier.

Ainsi, l’apprentissage de cette nouvelle technologie, montre la compatibilité d’objectifs quantitatifs et qualitatifs ambitieux. En effet la réduction des coûts va de pair avec l’accroissement de la qualité des soins, le respect des patients et de l’environnement.
Bel exemple d’opportunité pour la promotion du savoir opérationnel et indicateur pertinent des formidables chantiers à venir pour les opérateurs de formation.

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