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02 avril 2007

 

La formation contribue à améliorer la cohésion sociale

Nous avons montré, dans plusieurs de nos interventions précédentes, combien la formation contribuait, d’une part, à la création d’emplois plus qualifiés et facilitait, d’autre part, l’innovation, facteur de compétitivité. Les bénéfices de la formation pour les acteurs et les entreprises sont aisément vérifiables ; ils se matérialisent par l’accroissement des compétences individuelles et collectives, par l’amélioration du fonctionnement des organisations, etc.

La conjugaison de tous ces progrès se traduit, sur un plan macro-économique, par une corrélation, parfaitement observable, entre le niveau de formation et le niveau de développement d’un pays.

L’observation de cette corrélation est néanmoins contestée par certains économistes qui pensent que les impacts positifs de la formation sur notre société restent encore à prouver.

Ainsi messieurs Cahuc et Zylberberg, auteurs d’un rapport sur le dispositif Français de formation professionnelle, estiment qu’il ya peu d’effet de redistribution pour la communauté économique et sociale.

Cependant une autre étude, commandée par la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle, débouche sur des conclusions opposées et montre, par la voix de son rapporteur Hugues Lenoir (enseignant et chercheur), le rôle majeur de la formation dans l’insertion ou la réinsertion des emplois peu qualifiés.

Facteur de motivation, indispensable pour un engagement dans des cycles d’apprentissage longs et/ou certifiants, la formation contribue à améliorer, en profondeur, la cohésion sociale car elle favorise la connaissance et la compréhension des conditions de vie et de travail qui existent dans notre pays.

La volonté de se former se conjugue, la plupart du temps, avec l’esprit de découverte ; signe révélateur d’une indéniable vitalité de la société.

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Commentaires:
Les philosophes vont-ils permettre que se réalise un véritable rapprochement entre les Universités et les Entreprises ? Rapprochement si nécessaire au développement de la recherche, de l’éducation et de la formation pour notre pays.
Un exemple récent pourrait nous en faire accepter l’augure.
Jean Michel Besnier, professeur de philosophie, enseignant à l’Université de Compiègne, à l’Ecole Centrale, et, par ailleurs, délégué à la professionnalisation et aux relations avec les entreprises à Paris IV, a été sollicité pour un projet novateur.
Il s’agit de monter un DESS en conseil et gestion des connaissances destiné aux étudiants en philosophie. Un tel projet, inenvisageable il y a encore dix ans, témoigne du décloisonnement progressif des disciplines et des métiers et de l’effacement des frontières traditionnelles de la division du travail.
Les entreprises, aux Etats-Unis, participent de cette évolution ; elles recrutent des philosophes dont elles apprécient la souplesse intellectuelle, l’esprit de curiosité et d’innovation et la capacité de formalisation. Immergés depuis le début de leurs études dans le partage et la diffusion des connaissances, les philosophes ne peuvent être que les apôtres du Knowledge Management et favoriser directement la création de valeur. Attentifs au recueil des données et à la classification des informations ils ne peuvent que contribuer à la création et au développement des différentes cellules de veille mises en place par les entreprises.
Toutes ces compétences, et peut être d’autres, c’est le marché qui les révèle ; ironie de l’histoire et clin d’œil salutaire aux partisans du déterminisme social.
 
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