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25 janvier 2007

 

L'importance Stratégique du Savoir

La mise en place par Microsoft de sa bibliothèque numérique, à partir du scannage des ouvrages des grandes bibliothèques, et le Rapport Levy / Jouyet, commandé par Thierry Breton, sur l’immatériel source et facteur de croissance économique, constituent deux démarches qui mettent en avant l’importance stratégique du savoir.

De façon quelque peu paradoxale ces deux démarches tentent de formaliser l’immatériel au travers de ses processus d’exploitation et de diffusion.

On assiste à la mise au jour du processus de fonctionnement du savoir opérationnel. Si pour Microsoft l’accessibilité du savoir constitue un enjeu majeur, pour les auteurs du Rapport il faut chercher la création de valeur dans l’innovation produite par l’échange et l’approfondissement continus des connaissances.

Montrer la puissance du savoir, l’influence décisive de l’immatériel sur le développement de l’économie contemporaine, n’est pas chose aisée car la logique qui prévaut en ce domaine n’est pas linéaire. Il apparaît, en effet, fort difficile d’observer dans l’économie du savoir des rapports de causalité simples entre des phases de production, de diffusion, d’échange et d’innovation : les boucles sont nombreuses et les niveaux de compréhension et d’activation enchevêtrés. Aussi le chemin est encore long avant que l’économie du savoir fonctionne à plein régime. Cela nécessitera, notamment, des harmonisations fiscales et juridiques pour que deux points fondamentaux de cette économie puissent être traités.

1. La reconnaissance des droits d’auteur, des brevets et des marques.
2. La distinction des transactions matérielles et immatérielles dans les échanges économiques.

Par ailleurs il s’agira de faire évoluer nos modes de management, dans les institutions publiques comme dans les organismes privés, pour laisser émerger, les talents et mobiliser les acteurs qui opèrent sur la conception, la diffusion et l’apprentissage des savoirs.

Devant de tels enjeux j’espère que nous saurons nous libérer de nos pesanteurs respectives et relever ensemble ces défis en collaborant à la construction de ce nouveau monde.

A cet égard, et à titre d’exemple, le partage du savoir pourrait avoir des conséquences éminemment pratiques dans l’exercice quotidien des activités professionnelles. Ainsi la nécessité du bureau fixe fait l’objet d’enquêtes et de questionnements dans de grandes entreprises comme IBM, Renault, Accenture.
Le travail collaboratif, la mobilité croissante des professionnels, la multiplicité des échanges et des collaborations, sont-il compatibles avec un lieu fixe de travail ?

Commentaires:
Il me parait important de souligner que la première démarche de création d'une bibliothèque vient de Google et non de Microsoft.

Leur politique de mise en ligne est certes discutable (comme le souligne l'article lié), néanmoins nous ne pouvons pas leur oter que la première initiative de grande envergure dans ce domaine leur appartient.
 
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